FO condamne l'agression d'agents de l'ONCFS dans l'Ariège le 25/08/17 et demande au ministère de l’écologie des mesures

La Fédération Force Ouvrière de l’Equipement, de l’Environnement, des Transports et des Services (FEETS-FO) condamne fermement l’agression dont ont été victime des agents de l’ONCFS dans l’exercice de leurs fonctions le 25/08/17 à Auzat (09) et apporte son soutien aux personnels concernés. Des individus ont proférés des menaces de morts et tirés des dizaines de coups de fusil alors qu’ils intervenaient pour une expertise des dommages liés à l’ours.

La FEETS-FO prend acte de la réaction de l’établissement qui doit porter plainte et du ministère qui a apporté son soutien.

Cette nouvelle agression s’inscrit dans un climat particulièrement tendu pour les corps de l’environnement qu’ils soient à l’ONCFS, l’AFB ou dans les Parcs nationaux. La FEETS-FO exige que chaque agression y compris verbale contre les agents de l’environnement fasse l’objet d’un dépôt de plainte de l’autorité administrative de l’agent. Le Ministre de l’écologie doit prendre la mesure des difficultés récurrentes rencontrées par les agents dans l’exercice de leurs missions de service public de l’environnement et arrêter des dispositions pour préserver les agents.

La problématique "grand prédateur" met en première ligne les agents du corps de l'environnement. Le contexte étant conflictuel car extrêmement politisé les personnels de l'ONCFS et des parcs nationaux sont souvent les seuls représentant de l'administration sur le terrain, en prise direct avec le monde pastoral et agricole.

Plus globalement cette agression dont les agents sont victimes pose plus largement le problème de la gestion politique du dossier "grand prédateur" en France. La préservation de la biodiversité et le maintien d'espèces emblématiques telles que le loup et l'ours implique des efforts financiers de la puissance publique pour que la pression économique soit supportée par la collectivité et non par quelques éleveurs. A contrario il n'est pas admissible que certains éleveurs, par positionnement politique, soient indemnisés pour leurs pertes alors qu'il refuse de mettre en place des mesures de protection de leur troupeau.

Les agents du corps de l'environnement ne doivent pas être les otages d'un dossier politique et partir en montagne, dans l'exercice de leurs missions, avec la peur au ventre.

Par ailleurs, le Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail Ministériel (CHSCT-M) doit être saisi de cette problématique commune à plusieurs services et établissements publics.